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Augmentation des taux d’intérêt : les conséquences sur les emprunteurs


Publié le 20 septembre 2022

Face à l’inflation de ces derniers mois, la Banque Centrale Européenne a décidé d’augmenter ses taux d’intérêt de 0,50 point. Une grande première depuis plus de dix ans, choix qui impacte directement les crédits immobiliers. 

 

Depuis plusieurs mois, l’inflation atteint des records à la suite de la crise sanitaire liée au Covid (+8,4% en zone euro). Même si une inflation galopante n’est jamais une bonne chose et que nous rentrons dans une crise économique sans précédent, la BCE a choisi d’augmenter ses taux de 0,50 point afin de maintenir une stabilité des prix et dans un sens, contenir l’inflation. Cette décision se répercute inévitablement sur les banques commerciales qui se voient dans l’obligation d’augmenter aussi leurs taux d’intérêt prêtés aux consommateurs. 

 

Lorsque les taux sont plus élevés, l’épargne est encouragée car elle sera mieux rémunérée (par exemple, le taux du livret A est passé à 2% au 1er août). A contrario, cette hausse est une mauvaise nouvelle pour les emprunteurs car leurs prêts leur coûteront plus cher. 

 

En plus de l’augmentation des taux d’intérêt, les banques sont aussi confrontées à un problème lié au taux d’usure, qui est actuellement trop bas par rapport aux taux des prêts, bloquant beaucoup d’éditions d'offres de prêt. 

Le taux d’usure correspond au taux tous frais confondus (taux d’intérêt + taux d’assurance emprunteur + frais de dossier + frais de courtier quand il y en a + garantie du crédit). C’est le taux au-dessus duquel les banques ne peuvent pas prêter. Dans le cas où vous êtes supérieurs à ce taux, votre prêt ne pourra pas être validé. Cela évite que les banques prêtent trop cher aux clients. Ce taux est revu tous les trimestres et il n’augmente pas aussi vite que les taux d’intérêt, restreignant l’accès aux crédits pour les consommateurs. 

 

Par conséquent, le seul moyen de débloquer la situation est de se rapprocher au maximum du taux d’usure en baissant le taux d’intérêt, les frais de dossier ou encore les cotisations d’assurance emprunteur. Toutefois, les banques ne peuvent pas prêter à perte avec des marges négatives. Beaucoup de financements sont alors refusés à cause de ce taux d’usure. 

 

Toutes ces situations impactent inéluctablement le marché immobilier car les demandes de crédit des consommateurs sont figées bloquant la vente et l’achat de certains biens pour cette rentrée. 

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